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Une relation durable avec le Verbier Festival

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La manifestation valaisanne fêtait son 25e anniversaire l’année dernière avec un record de fréquentation. Une étape clé pour Martin Tison Engström, son fondateur et directeur, qui a trouvé en la Loterie romande un partenaire fidèle. 


En été 2018, à l’occasion de ses vingt-cinq ans d’existence, le Verbier Festival a accueilli quelque 66 000 spectateurs attirés par une programmation de musique classique exceptionnelle. Avec notamment la cantatrice Pretty Yende ou le pianiste George Li, deux jeunes artistes lancés à Verbier et qui se produisent aujourd’hui sur de grandes scènes internationales. Une fierté pour le directeur et fondateur Martin Tison Engström. Depuis toujours, il souhaite que le festival soit un lieu de découvertes, de transmissions et d’expérimentations artistiques des jeunes talents. En drainant des milliers de personnes (50 000 en 2017), cet événement musical des hauteurs rayonne en Valais, en Suisse et dans le monde entier. Soutenu par la Loterie romande dès ses débuts, il doit cependant régulièrement renouveler ses sponsors et ses mécènes. Interview. 

Quelle part représente le soutien de la Loterie romande dans le budget du festival ? 
Environ 8 % de notre budget de 10 millions. C’est beaucoup. Je travaille avec la Loterie romande depuis la première année. C’est un des appuis qui nous a permis de lancer le festival. A l’époque, c’était un risque de soutenir une manifestation musicale à la montagne, sans infrastructures, mais avec un budget de 1,4 million. Il fallait une vision et une certaine écoute pour percevoir que le projet était viable. 
Comment expliquez-vous l’intérêt de La Loterie romande pour le Verbier Festival ? 
Sa contribution est un investissement pour le développement régional. J’ai fait faire deux études sur les retombées économiques du festival. D’abord en 2006, puis en 2014. En chiffrant les retours sur investissement, les rapports de McKinsey & Co ont démontré qu’en 2006 l’impact économique du festival sur la région de Bagnes et le Valais était de 12 millions de francs et de 32 millions en 2014. La Loterie romande m’a suivi, mais c’est finalement toute une région qui en profite. 
Ne pensez-vous pas que d’autres manifestations régionales sont défavorisées à cause du poids du Verbier Festival ? 
Au contraire. Il y a un retour pour tous. La Loterie romande n’est pas un oncle riche à qui l’on soutire de l’argent en pleurant, c’est un partenaire intelligent qui investit dans la culture pour développer l’économie. 
Et comment évoluent vos autres soutiens ? 
Chaque année est un défi en soi. Je termine le festival début août. Quelques heures plus tard, je dois recommencer à chercher de sponsors. Nestlé, qui nous soutenait depuis 25 ans, nous a quittés. J’essaie de trouver d’autres voies pour ne pas couper dans le budget, mais il y a de moins en moins de grandes sociétés qui font du sponsoring culturel. En revanche, une petite armée de personnes privées nous soutient avec de petites sommes. 
Comment voyez-vous le futur du festival ? 
Avec une salle confortable de huit cent places. Après 25 ans, c’est mon nouveau défi. Essayer de convaincre les politiciens locaux de voir un peu plus loin, notamment en raison du réchauffement climatique. Il faut diversifier l’offre, investir et prouver que la culture est une valeur ajoutée pour le tourisme à Verbier. 

Verbier Festival
Du 18 juillet au 3 août 2019


© Corinne Jaquiéry. Reproduction des textes autorisée uniquement avec l’accord de l’éditeur et avec la citation de la source. Les illustrations sont la propriété de leurs auteurs respectifs.


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