la couverture du Culture En Jeu N°62

Le numéro 62 est disponible!

Au sommaire:

  • Édito: La Suisse jetée dans la guerre des plateformes (Chantal Tauxe)
  • Dossier: 15 pages sur la guerre des plateformes
  • Netflix, Disney, Apple, Amazon: la guerre des plateformes a commencé (P. Sordet)
  • En 2020, la SSR ripostera en lançant une plateforme nationale (itw de G. Marchand par C. Tauxe)
  • Netflix chamboule l'économie fragile des auteurs (M. Atmani)
  • L'urgence d'une Fondation Suisse des Médias (itw de F. Gonseth par C. Tauxe)
  • Netflix, l'addiction! (C. Gallaz)
  • Une relation durable avec le Verbier Festival (C. Jaquiéry)
  • La Fête des Vignerons répond (I. Falconnier)
  • La Fête des Vignerons et la musique (V. Arlettaz)
  • Quand Fellini rêvait de Picasso (G. Morin)
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Pratique du droit d’auteur

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Quand une oeuvre donne naissance à une nouvelle oeuvre

Un nouvel aide-mémoire de la SSA présente les principales règles concernant les adaptations d’oeuvres dites préexistantes qui servent de base à une nouvelle création.

Selon la loi sur le droit d’auteur, l’auteur décide « si, quand et de quelle manière son oeuvre sera utilisée ». Cela signifie que l’autrice ou l’auteur d’une oeuvre préexistante détient le contrôle sur les adaptations que la loi désigne par « oeuvres dérivées ». Ce contrôle est avant tout économique : montant forfaitaire pour accorder l’exclusivité de l’adaptation, participation aux recettes générées par l’oeuvre dérivée. Le contrôle peut également être artistique: en passant par les modalités d’écriture, jusqu’à la détermination de la personne chargée de la réalisation/mise en scène et des interprètes principaux. Tout cela se règle par contrat.

En revanche, le droit moral reste indissociable de l’auteur, indépendamment des contrats. Il a pour but de protéger sa personnalité par le respect de l’intégrité de l’oeuvre et de la mention de la paternité. Il peut être invoqué même si le droit d’adaptation a été accordé et donc bloquer un projet. En cas de conflit, les juges devront trouver l’équilibre entre la volonté exprimée dans les contrats d’adaptation et les principes du droit moral. Rappelons que toutes les composantes du droit d’auteur sont exercées par les héritiers d’un auteur jusqu’à 70 ans après son décès.

Dans les domaines de la littérature et de la bande dessinée, la maison d’édition est souvent habilitée à négocier les accords d’adaptation en vertu du contrat d’édition qu’elle a conclu avec l’auteur. Mais dans la grande majorité des cas, elle ne pourra pas se passer de l’accord explicite et personnel de l’auteur sur un projet précis pour délivrer une autorisation d’adaptation. La SSA conseille vivement de demander les droits d’adaptation dès les premiers stades d’un projet d’oeuvre dérivée. Cela peut faire l’objet d’un contrat d’option. Dans sa gestion des droits, la SSA suit les principes de l’espace francophone. Ainsi, l’auteur de l’oeuvre préexistante reçoit une partie des droits encaissés pour l’utilisation de l’oeuvre dérivée, aux côtés des adaptatrices/ adaptateurs, scénaristes et réalisatrices/ réalisateurs. Les règlements de répartition, complétés par les déclarations d’oeuvres individuelles, fixent les clés de partage que la SSA appliquera lors de ses répartitions. La SSA tient à votre disposition et son service juridique vous conseille volontiers.

www.ssa.ch / documents / aide-mémoires auteurs


Nouvelles règles de l’UE pour les services de médias audiovisuels

Les organisations d’autrices et d’auteurs saluent une avancée dans la politique audiovisuelle européenne, notamment concernant les plateformes Internet.

La directive européenne sur les services de médias audiovisuels est entrée en vigueur en novembre dernier. Les États membres disposent de 21 mois pour la transposer dans leur législation nationale. Les nouvelles règles s’appliqueront à tous les diffuseurs, mais également aux plateformes de vidéo à la demande et de partage de vidéos en ligne, telles que Netflix, YouTube ou Facebook, ainsi qu’à la retransmission en direct sur les plateformes de partage de vidéos.

Les nouvelles règles garantiront :
• une meilleure protection des mineurs contre la violence, la haine, le terrorisme et la publicité nuisible;
• des leviers pour garantir la diversité culturelle et la production indépendante locale, notamment à l’égard de diffuseurs établis dans des pays tiers;
• 30% de contenu européen au sein des catalogues des plateformes de vidéo à la demande.

www.consilium.europa.eu
www.europarl.europa.eu

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