la couverture du Culture En Jeu N°60

Le numéro 60 vient de paraître !

Au sommaire :

  • Édito : Descendre dans l'arène (Chantal Tauxe)
  • Dossier : 12 pages sur les Artistes engagés
  • Théâtre, le retour des troupes
  • La guerre des plateformes
  • À Villars-sur-Glâne en attendant Noël
  • Pratique du droit d’auteur
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Témoignages d’artistes

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Anne Richard

Comédienne, Suisse/Paris
« Ne touchez pas à notre marchand de rêve ! »


Fulvio Bernasconi

Réalisateur, Lugano
« Au fond, le problème peut être posé d’une manière simple : nous autres, citoyens helvétiques, préférons-nous que le profit engendré par notre passion du jeu soit redistribué pour le bien public, c’est-à-dire pour le bien de tous, ou bien voulons-nous que celui-ci serve à augmenter la fortune de quelques citoyens suisses ou étrangers ? Cette question est peut-être un peu simpliste, mais il me semble qu’elle reflète assez bien l’essence-même du problème dans sa situation actuelle. Certes, dans un monde parfait, certaines activités sociales, sportives et culturelles devraient être financées par l’État à travers des impôts directs et progressifs, ce qui serait plus juste et plus social ; mais la Suisse n’est pas encore un pays parfait. Donc je suis amené à croire que l’Initiative Pour des jeux d’argent au service du bien commun est une cause qu’il faut soutenir. Et puis arrêtons de croire au mirage de la privatisation et de la concurrence, mirage que je vois invoqué même pour les jeux. En Suisse, les privatisations ont été souvent néfastes, et le cas des ‹ Officines de Bellinzona › en est la preuve la plus récente. »


Alain Bottarelli

Distributeur de films & délégué festival cinémas d’Afrique, Lausanne
« Je gratte, je gratte et c’est toujours la culture qui est ga­gnante. Sans la LoRo, nombre de manifestations n’existeraient pas. Notamment le Festival cinémas d’Afrique que nous avons créé il y a 3 ans à Lausanne. Je préfère vraiment gratter pour montrer des films d’Africains que pour engraisser la poche d’actionnaires. Vive la mondialisation ! »


Anne Carrard

Comédienne, Lausanne
« Il faut se battre ! J’ai encore envie de pouvoir applaudir mes collègues sur scène. J’ai encore besoin d’émotions artistiques transmises par la magie d’un spectacle. Nous sommes trop jeunes pour renoncer, mais assez nombreux pour nous mobiliser. La Loterie anime nos performances et nous lui devons ça. Alors aussi petits que nous soyons, aidons-nous tous à subvenir à nos besoins en croyant à nos rêves artistiques. Le ‹ bon génie › de nos créations, c’est la Loterie. Alors grattons trois fois la lampe et surtout signons ! »


Dominique Tille

Chef de chœur, Lausanne
« La Loterie Romande est un partenaire essentiel pour les chœurs amateurs. De nombreux projets ambitieux, originaux et intéressants seraient en péril sans son soutien. Les situations financières des associations sont de plus en plus difficiles à stabiliser. La Loterie permet aussi d’offrir de meilleures conditions de travail aux artistes. »


Carlo De Rosa

Réalisateur, Romainmôtier
« Sans la Loterie Romande, mon dernier court-métrage Larsen n’aurait pas pu être réalisé avec la qualité que seule une production financée peut obtenir. Pour ce projet, nous avons réuni une équipe de jeunes professionnels talentueux et sous-payés (oui, malgré un bon financement) qui a donné naissance à un film, que les membres de l’équipe pourront utiliser pour montrer l’excellent savoir-faire technique et artistique de la cinématographie romande. Au nom de tous les faiseurs de Larsen, un tout grand merci à la Loterie. Votre initiative populaire a tout mon soutien et celui de mes amis et collaborateurs. »


Francis Reusser

Cinéaste, Bex
« Parce que.
Parce qu’ailleurs les égoïsmes ont pris le dessus, ou les experts en expertise, ou les benêts de la culture.
Parce que là où l’argent se gagne, il est bon qu’il se dépense.
Parce que le jeu, c’est le jeu justement.
Et jouer est la plus belle des ruses. »


Laurent Graenicher

Réalisateur, Genève
« Sans Loterie, pas de production de film en Suisse ! En tous les cas, pas de courts-métrages ou de documentaires. Beaucoup de films d’Imagia ont été réalisés grâce au financement de la Loterie Romande. Il est capital de ‹ graver dans le marbre › de la loi l’utilité publique des bénéfices des loteries de ce pays.
Dans une époque gravement égoïste, où les idées de ‹ mutualité › et de ‹ solidarité › sont ridiculisées et détruites pour le profit de quelques-uns, signer cette initiative représente le minimum d’engagement que l’on peut demander aux citoyens.
Finalement, que le rêve des gens qui jouent (et qui perdent souvent…) leur reviennent par l’offre artistique, sociale ou sportive n’est que justice. »


Georges Grbic

Comédien & président SSRS, Lausanne
« La Loterie Romande, grâce à ses aides pour la création des spectacles vivants et pour l’audio-visuel, apporte une contribution significative à la qualité des conditions d’emploi de nos professions. Elle apporte un complément indispensable aux subventions publiques, et garantit une diversité artistique remarquable. La privatisation de ses bénéfices ne ferait que briser l’indépendance d’esprit des créateurs, et transformer leurs quêtes de poésie en une recherche du profit… »


Daniel Meylan

Organiste & chef de chœur, Le Brassus
« ‹ Si la musique n’a pas de prix, elle a toutefois un coût. › Dans notre société de consommation, l’évaluation financière d’une prestation artistique s’avère bien souvent difficile à établir… et plus encore à défendre ! Le rôle d’un mécène, comme peut le jouer la Loterie Romande, permet de nous affranchir des obstacles liés au concept fallacieux de la rentabilité ! »

© Rédaction de CultureEnJeu. Reproduction des textes autorisée uniquement avec l’accord de l’éditeur et avec la citation de la source. Les illustrations sont la propriété de leurs auteurs respectifs.


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