la couverture du Culture En Jeu N°60

Le numéro 60 vient de paraître !

Au sommaire :

  • Édito : Descendre dans l'arène (Chantal Tauxe)
  • Dossier : 12 pages sur les Artistes engagés
  • Théâtre, le retour des troupes
  • La guerre des plateformes
  • À Villars-sur-Glâne en attendant Noël
  • Pratique du droit d’auteur
s’abonner

Disponibles en ligne

Afficher plus de numéros

Qui a acheté L’Hebdo ?

imprimer imprimer
Par Marco Polli et José Bessard

Sous le titre « La Loterie Romande achète-t-elle les auteurs ? », L’Hebdo du 1er septembre dernier s’en prend au concours d’écriture théâtrale de la Loterie Romande. Le raccourci est saisissant : on passe de l’achat d’une œuvre à thème à celui de la personne qui la produit, qui ipso facto devient un vendu. Les mots ne sont pas innocents. On évoque « une combinaison frauduleuse », des « écœurements épars du côté des artistes », on cite les propos d’Olivier Chiacchiari qui n’écrit « pas pour servir mais pour contester », de Gilles Laubert « absolument outré » et de Gérald Chevrolet évoquant « une désespérance, un isolement de l’auteur dont on se sert ». Mais qui se sert de qui, en l’occurrence ? S’agissait-il vraiment d’ouvrir un débat sur l’argent de la création artistique ou de jeter le discrédit sur la Loterie Romande ? Ce concours portait sur le thème du « jeu » en général que les auteurs pouvaient traiter comme ils l’entendaient en pleine liberté. Le jury était composé de personnalités du monde du théâtre et de la culture indépendantes de la Loterie Romande. Disons qu’en l’occurrence la Loterie Romande a sponsorisé une œuvre de création sur un sujet qui l’intéresse. Une fois n’étant pas coutume, pourquoi pas ? Le lobby des casinos s’est bien payé L’Hebdo. Mais le diable se cache aussi dans le détail. C’est pourquoi nous donnons la parole à José Bessard, directeur de la communication de la Loterie Romande, pour rectifier certains faits.

L’article paru dans L’Hebdo du 1er septembre dernier sous la plume d’Anne Sylvie Sprenger, intitulé « La Loterie Romande achète-t-elle les auteurs ? », comporte malheureusement de grossières erreurs de faits qu’il convient de rectifier.
Les auteurs n’ont de limites que celles de leur imagination
Il est notamment affirmé que « l’opération a été directement développée par le département marketing de la Loterie et non par son département culturel ». C’est faux. Ce projet n’est autre que la version théâtrale d’un projet similaire réalisé avec les jeunes cinéastes romands, deux ans auparavant, et qui fut un grand succès. Seul le Département communication – RP est concerné. Mme Sprenger le sait pour en avoir discuté avec l’un de ses représentants, qui lui avait, entre autres, signalé cette erreur bien avant la mise sous presse.

Dans la même ligne, l’article ne mentionne nulle part que les auteurs sont entièrement libres de leur création. Seul le thème générique est donné : le jeu. Qu’il soit vu sous l’angle de la solidarité, de l’entraide ou du hasard, les auteurs n’ont de limites que celles de leur imagination. Et la Loterie Romande n’est naturellement jamais intervenue dans le processus d’écriture et n’a pas l’intention de le faire.

Quant au jury qui a sélectionné les écrivains chargés de présenter une pièce complète, il est formé de professionnels renommés dans le monde du théâtre et ne comporte aucun représentant de la Loterie Romande.

Au-delà des critiques, le nombre de participants et de manuscrits envoyés à la première sélection souligne que le concours offre une vraie possibilité d’expression aux auteurs romands. Et il n’est pas illusoire d’imaginer qu’à l’heure actuelle, une bonne pièce de théâtre est en train de naître pour être montée au printemps prochain. »

© Rédaction de CultureEnJeu. Reproduction des textes autorisée uniquement avec l’accord de l’éditeur et avec la citation de la source. Les illustrations sont la propriété de leurs auteurs respectifs.


Nos partenaires