la couverture du Culture En Jeu N°60

Le numéro 60 vient de paraître !

Au sommaire :

  • Édito : Descendre dans l'arène (Chantal Tauxe)
  • Dossier : 12 pages sur les Artistes engagés
  • Théâtre, le retour des troupes
  • La guerre des plateformes
  • À Villars-sur-Glâne en attendant Noël
  • Pratique du droit d’auteur
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Passeur d’infos ou journaliste ?

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Écrire c’est bien, être journaliste c’est mieux !
Question de formation.

Est-il besoin de se former pour être journaliste ? Pas nécessairement. Le journalisme est une profession ouverte : chacun peut s’y essayer, le public reconnaîtra les siens et les médias aussi, qui entendent proposer une vision différenciée de l’actualité. Dans ce processus de sélection, la formation, dans un centre comme le CFJM, offre toutefois aux aspirants journalistes trois atouts majeurs, sinon vitaux. Depuis peu, certains médias remettent au goût du jour une vision étriquée de l’apprentissage du journalisme. Par imitation et accumulation de brèves expériences, les nouveaux arrivants finiraient par comprendre les ficelles du métier, affirment- ils. Cette demi-vérité dissimule mal des desseins purement économiques. Car, tout nécessaire qu’il soit, le « learning by doing » ne suffit pas. Il doit s’inscrire dans un cadre clair et s’accompagner d’une formation structurée, qui permette de comprendre les enjeux du métier et d’en assimiler les bonnes pratiques.

Atout n°1 : la crédibilité


Une chose est sûre : relayer des infos, bien écrire, parler ou filmer ne font pas encore un journaliste. La mission est plus exigeante et passe par l’acquisition d’une première vertu cardinale : la crédibilité. À la croisée du questionnement, de la vérification et de l’esprit critique, la crédibilité ne se décrète pas. Elle s’acquiert lentement et se perd au premier faux pas. Elle relève d’une posture éthique et déontologique qui doit transparaître à chaque étape du travail. Pour être crédible, le journaliste ne dédie pas prioritairement son action à son employeur, mais au public. Pour servir le premier, il doit satisfaire le second. Ce sera le cas si les citoyens trouvent dans ses informations matière à se divertir, mais aussi à former leur opinion et nourrir le débat d’idées. Une condition à l’exercice des libertés et droits fondamentaux chers à nos démocraties, que l’on sait fragiles. Pour assurer cette mission, la profession s’est dotée de règles et de pratiques consignées dans une charte : la « Déclaration des devoirs et droits du journaliste ». L’assimiler, comprendre les directives issues des nombreux cas qu’elle a permis de traiter, confronter cette autorégulation aux normes juridiques et à l’opinion générale, c’est ce qu’offre une formation. Faire vivre ces fondamentaux permet aux journalistes d’assurer leur crédibilité et de remplir leur première mission : « rechercher de la vérité » et, partant, tenir leur rôle de « chiens de garde de la démocratie ». Deux objectifs qui les distinguent des « toutous » au service des intérêts particuliers.

Atout n°2 : l’efficacité


Le savoir donne une carte de lecture et les indispensables repères. On pourra s’en écarter, mais en connaissance de cause et en mesurant les risques. C’est ici qu’intervient l’apprentissage des méthodes et des bonnes pratiques. Cette « mise en oeuvre » du savoir varie selon le média, la ligne éditoriale, le genre exercé, les outils : comprendre, pratiquer et maîtriser ces différentes facettes permet d’acquérir la deuxième vertu des vrais professionnels : l’efficacité ! Quels supports, quelle narration, quel format pour rapporter et expliquer quels faits ? Tout cela s’apprend mieux par le biais d’exercices coachés par des intervenants expérimentés, recrutés parmi les meilleurs professionnels du métier, comme c’est le cas au CFJM. Des exercices simulés ou grandeur nature qui permettent d’oser, de tester les limites et d’apprendre de ses erreurs.

Atout n°3 : la reconnaissance


Le savoir et le savoir-faire, gages de crédibilité et d’efficacité, permettent aux journalistes formés d’être plus vite et plus sûrement dans le vrai et dans le juste. Leur diplôme facilite aussi leur accès aux médias les plus exigeants et aux postes les plus en vue. Les formateurs ne s’en cachent pas : au passage, ils repèrent les bons éléments. À ce réseau s’ajoutent les liens durables que nouent les apprenants entre eux : des relations fortes qui se révéleront utiles dans leur carrière. La formation donne plus qu’une légitimité aux professionnels des médias. Elle donne le savoir, les outils et le réseau pour être reconnus et, surtout, pour être reconnaissables dans la profession et le foisonnement de l’information.

© Marc-Henri Jobin. Reproduction des textes autorisée uniquement avec l’accord de l’éditeur et avec la citation de la source. Les illustrations sont la propriété de leurs auteurs respectifs.


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