la couverture du Culture En Jeu N°56

Le numéro 56 vient de paraître !

EDITION SPÉCIALE QUADRILINGUE

Au sommaire :

  • Édito : Le Contrat asocial (Frédéric Gonseth)
  • La RTS, vecteur d’identité depuis sa naissance (Chantal Tauxe)
  • Le Mirage « No Billag » (Jean-Jacques Lagrange)
  • Télévision suisse & cinéma suisse, un partenariat de longue date (Denis Rabaglia)
  • La musique aussi relève du service public (1500 membres de la Suisa)
  • Le chant de nos mers (Daniele Finzi Pasca)
  • Il était une fois (Pedro Lenz)
  • No Billag (Marco Solari et Raphaël Brunschwig interviewés par Ivo Silvestro)
  • Un franc pour la SSR est un franc pour la cohésion de la Suisse (Christine Bulliard-Marbach)
  • Edito : Cittadini o consumatori ? (Alberto Chollet)
  • La SSR in tempo di pace (Verio Pini)
  • Il suono dei nostri mari (Daniele Finzi Pasca)
  • Anche la musica rientra nell’ambito del servizio pubblico (1500 membri della SUISA)
  • No Billag (Ivo Silvestro)
  • La clav magica (Iso Camartin)
  • Pertgei senza ver in mund en tei eis ti mo termagl dil mund (Mario Pacchioli)
  • Edito : Was kostet es - was bringt es mir ? (Nina Scheu)
  • Es war einmal (Pedro Lenz)
  • Eine demokratische Geschichte erzählen alle (Mona Petri)
  • Schweizer Fernsehen & Schweizer Kino (…) (Denis Rabaglia)
  • Arbeiten Journalistinnen bei privaten Medien besser als bei öffentlichen? (Urs Thalmann)
  • Es geht nicht um Geld, sondern um unabhängige Service Public Medien: Für Vielfalt und Demokratie (Balthasar Glättli)
  • Jeder Franken für die SRG ist ein Franken für den Zusammenhalt der Schweiz (Christine Bulliard-Marbach)
  • Warum „No SRG“ der Medienbranche schadet (Philipp Cueni)
  • Neues Mediengesetz statt Kurzschlusshandlungen (Albert Vitali)
  • Auch die Musik ist ein Service public (1500 Mitgliedern der Suisa)
  • „No Billag“ – Wir sollen auf unsere Kosten sparen (Daniel Fueter)
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La musique aussi relève du service public - lun 20 novembre 2017

Plus de 1500 compositeurs, paroliers et éditeurs de musique en Suisse se sont engagés pour le service public. Dans une résolution, ils ont attiré l’attention des parlementaires suisses sur l’importance des chaînes de radio et de télévision financées par la redevance. Cette résolution a été lancée lors de l’Assemblée générale 2017 de SUISA, la coopérative des compositeurs, paroliers et éditeurs de musique en Suisse et au Liechtenstein.


En vue de la session d’automne des Chambres fédérales, les signataires ont demandé aux parlementaires de prendre en compte le rôle des chaînes financées par la redevance et de ne pas affaiblir leur position dans le débat concernant l’initiative « No Billag » ainsi qu’en cas d’offensives visant la SSR.

Les chaînes et stations financées par la redevance garantissent une grande diversité culturelle. Pour les créateurs suisses de musique, les chaînes de la SSR ont une importance capitale. Elles leur permettent de faire découvrir leurs oeuvres et leur fournissent une plateforme incomparable. Financées par la redevance, elles ont un mandat de service public qui porte aussi sur la musique et la culture. Cette mission oblige la SSR à contribuer à l’émergence d’une création artistique riche et diversifiée. Les stations de radio de la SSR diffusent 20 % de musique suisse, tous genres confondus. Cela représente en moyenne plus du double de ce que programment les diffuseurs privés.

Une réduction de l’offre de la SSR aurait un impact considérable sur les créateurs de musique.

Cet état de fait est menacé, d’une part, par l’initiative « No Billag », mais aussi par une volonté parfois exprimée sur le plan politique de réduire le nombre de chaînes de la SSR. Les conséquences pour les artistes suisses seraient dramatiques, puisqu’ils ne trouveraient plus leur public. Par leur résolution, les membres de SUISA ont donc mis le monde politique en garde contre un appauvrissement des médias financés par la redevance. Ceuxci renforcent l’identité culturelle des minorités linguistiques et régionales et favorisent l’échange entre elles. Cet aspect est de première importance pour la cohésion d’un pays multilingue. La liste des personnes ayant signé la résolution peut être consultée sur www.suisa.ch/fr_resolution

Texte de la résolution


Un engagement clair en faveur du service public... et de ceux qui offrent une plateforme à la musique suisse !

Les stations de radio financées par la redevance sont extrêmement importantes pour les membres de SUISA – à savoir les compositeurs, paroliers et éditeurs de musique en Suisse et au Liechtenstein – et pour la culture suisse en général. En effet, elles découvrent et diffusent notre musique, notre culture, notre identité sonore.

Dans le cadre du débat sur l’initiative « No Billag » et face aux offensives visant à supprimer certaines stations de la SSR, nous invitons tous les membres du Conseil national et du Conseil des États à penser au rôle de ces stations et à en souligner l’importance. Rendez possible la création artistique dans notre pays au lieu de la freiner !

  • Les stations financées par la redevance accomplissent un mandat de service public. Le divertissement, la musique et la culture en font partie.

  • Grâce à la SSR, la musique suisse de tous les genres est diffusée.

  • Qui d’autre que la SSR, avec des stations comme Option Musique, Radio SRF Virus, Musikwelle, Radio Swiss Pop, Radio Swiss Jazz ou Radio Swiss Classic, offre une plateforme également aux artistes suisses moins célèbres?

  • Certaines stations de la SSR diffusent jusqu’à 50% de musique suisse. En considérant la totalité des stations SSR, la proportion de musique suisse est supérieure à 20 %. C’est en moyenne le double de ce que diffusent les stations privées.

  • Les stations contribuent également au succès de la musique suisse grâce à des interviews, des retransmissions de concerts et des émissions en direct.

Les membres de SUISA mettent en garde contre un appauvrissement des médias financés par la redevance, dont les programmes respectent le mandat de service public : ils renforcent l’identité culturelle des minorités linguistiques et régionales et favorisent l’échange entre elles. Cet aspect est de première importance pour la cohésion de notre pays multilingue.


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