la couverture du Culture En Jeu N°55

Le numéro 55 vient de paraître !

Profession : journaliste

Au sommaire :

  • Édito - Et la profession Journaliste ? (Gérald Morin)
  • Le Capitalisme et l’Information (Vincent Arlettaz)
  • JLe Plumitif engagé (Chantal Tauxe)
  • Éloge de la chronique (Christophe Gallaz)
  • Du courage en journalisme (Christian Campiche)
  • Passeur d’infos ou journaliste ? (Marc-Henri Jobin)
  • Au vertige des rencontres (Pierre-Philippe Cadert)
  • Profession, journaliste TV (Romaine Jean,)
  • Cinéaste ou journaliste ? (Frédéric Gonseth)
  • …Au service des consommateurs (Zeynep Ersan-Berdoz)
  • Quels soutiens de la part des élus politiques à Fijou ? (Propos recueillis par Chantal Tauxe)
  • Le SSRxit pour 2018 ? (Frédéric Gonseth)
  • La Loterie Romande 2016
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Le coup de cœur d’ Alfio Di Guardo - jeu 21 septembre 2017

LUMIERE ! L’AVENTURE COMMENCE


Thierry Frémaux… Délégué général du Festival de Cannes, directeur de l’Institut Lumière à Lyon… et maintenant, réalisateur. Lumière ! L’aventure commence. Un film sur le cinéma. Sur l’histoire du cinéma. Déjà alléchant de prime abord, cela devient passionnant lorsqu’on découvre le formidable talent de conteur de Thierry Frémaux. Il décrypte l’image, glisse des anecdotes, contextualise…



Il raconte l’histoire du cinéma à partir des premiers plans tournés par les frères Lumière. Et c’est un bonheur. Bonheur de revoir ces images tremblotantes de la sortie d’usine. Bonheur d’en savourer différentes versions, décortiquées et commentées par Thierry Frémaux. L’aventure commence dès les premiers plans de ce film. Il nous embarque dans un voyage qui nous emmène aux quatre coins de la planète. De Lyon à Chicago, en passant par les plages de Douvres, les quais de Venise ou les pyramides de Gizeh, on découvre les milles images de ces cinéastes des origines à la soif de transmission qui semble inextinguible. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de transmission. Montrer. Montrer, donner à voir et donner du plaisir. Mais ce n’est pas tout. Et c’est là qu’intervient (outre le fait qu’il ait choisi les extraits des films) Thierry Frémaux. Donner à voir, certes, mais également apprendre à voir. Apprendre à aimer. Frémaux conteur est autant à l’aise dans le rôle du maître qui donne une leçon d’analyse, en déclinant la grammaire du cinéma à tous les modes (composition du plan, profondeur de champ, art du travelling, axe du point de vue, etc.), que dans celui du commentateur enthousiaste qui communique du plaisir.Souvent drôle et toujours perspicace, Thierry Frémaux présente son film aux Cinémas du Grütli, à Genève, mercredi 27 septembre 2017. Comment ne pas assister à cette projection exceptionnelle ? Impossible… à moins que l’on ne soit allé au Capitole à Lausanne, le mardi 26.

Lumière ! L’aventure commence, de Thierry Frémaux (France, 2017, 90’). Avant-première exceptionnelle aux Cinémas du Grütli, le 27 septembre 2017 à 20h30. A l’affiche dès le 4 octobre 2017. Pour en savoir plus : www.cinemas-du-grutli.ch

Le coup de cœur d’Alfio Di Guardo - mar 5 septembre 2017

PATTI CAKE$, LE BLUES DU NEW JERSEY VERSION HIP HOP


Patricia,23 ans, vit avec sa mère et sa grand-mère dans une petite ville du New Jersey.Entre deux jobs alimentaires, elle rêve de traverser le pont qui la relie à New York. Mais pour l’instant, elle trime et écrit des chansons. Avec son meilleur ami, Jheri, sa grand-mère et Basterd, un musicien mutique et mystérieux, elle forme un groupe improbable pour partir à la conquête du monde. Mais rien n’est simple…




Apriori, PattiCake$, s’apparente à une success story classique comme savent si bien les faire les réalisateurs américains. On passe un bon moment,film drôle, émouvant, et fin en catharsis. Classique… Mais on aurait tort de s’arrêter là. Car, le film, lui, ne s’arrête pas. Il s’affranchit des limites du genre en collant au plus près de ses personnages. Geremy Jasper filme le réel, le quotidien des oubliés, des touts petits de l’Amérique de Donald Trump.Ceux qui ne quittent les turpitudes des caniveaux qu’à travers les lumières vacillantes d’un écran de télévision. Patti, Jheri, Basterd, sont les fers de lance d’une troupe de laissés-pour-compte qui gagne en puissance au fil de la narration. Plus le film avance, plus on s’y attache. Et cela en finesse.Quelques plans suffisent à Geremy Jasper pour décrire la tragédie d’une vie. On pense notamment à la façon dont il évoque celle de la mère de Patti, brillamment illustrée par la pochette d’un disque et un verre de Jagermeister. Et il y a également le reste de la communauté : les clients du bar où travaille Patti, les flics qui sillonnent les rues, les lascars du bitume qui pavanent dans leurs limousines déglinguées… En face, en contrepoint, il y a les Dieux.En l’occurrence ici, les Dieux du Rap qui mènent la danse et vivent dans un univers rutilant qu’on ne peut approcher que le temps d’un rêve. Un rêve qui pourrait devenir réalité à force de talent, de persévérance et d’honnêteté.Pourrait seulement, car dans l’Amérique d’aujourd’hui…
 
PattiCake$, est un film formidable dont on sort ruisselant d’émotions… Mais gonflé à bloc !
 
PattiCake$, de Geremy Jasper (USA, 2017, 109’). Aux Cinémas du Grütli, dès le 6 septembre 2017. Pour en savoir plus consulter le site: www.cinemas-du-grutli.ch


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