la couverture du Culture En Jeu N°60

Le numéro 60 vient de paraître !

Au sommaire :

  • Édito : Descendre dans l'arène (Chantal Tauxe)
  • Dossier : 12 pages sur les Artistes engagés
  • Théâtre, le retour des troupes
  • La guerre des plateformes
  • À Villars-sur-Glâne en attendant Noël
  • Pratique du droit d’auteur
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La musique aussi relève du service public - lun 2 novembre 2015

Le coup de cœur d’Edouard Waintrop



Akira Kurosawa, qui fut son assistant, a très bien parlé de son talent, de sa capacité incroyable à transformer une succession de plans courts en une continuité d’une fluidité incroyable… A raconter avec élégance de belles et tristes histoires d’amours agonisants situées dans des milieux modestes…
Il y aurait des dizaines de films de Naruse à célébrer, L’éclair, Le grondement de la montagne, Quand une femme monte l’escalier. Je préfère en rester au plus flamboyant des mélodrames du maitre, Nuages flottants, Ukigumo, qu’il réalisa en 1955.
Nous sommes spectateurs d’une passion, celle qui consume Yukiko, une jeune femme, secrétaire autrefois, pendant la guerre en Indochine, d’un ingénieur forestier dont elle tomba amoureuse.
Après la défaite du Japon, Yukiko rentre au pays. Elle essaie de renouer avec Tomioka, son amant marié à une autre. S’enchainent alors une succession de retrouvailles, de ruptures, de trahisons (toujours masculines chez Naruse), de désespoirs et d’exaltations.
Et si le Japon des bas-fonds apparait ici, c’est que les protagonistes subissent parfois, dans leurs tourments, un déclassement social radical.  
Le tout est magnifié par la mise en scène glissée de Naruse, le talent de l’actrice Hideko Takamine, et par la photographie superbe de Masao Tamai.
Nuages Flottants est l’un des films qui permettent d’affirmer que Mikio Naruse n’est inférieur ni à Kurosawa, ni à Yasujiro Ozu… Ce qui n’est pas rien.  EW

Actuellement à l’affiche à Genève. Pour en savoir plus : www.cinemas-du-grutli.ch


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