la couverture du Culture En Jeu N°60

Le numéro 60 vient de paraître !

Au sommaire :

  • Édito : Descendre dans l'arène (Chantal Tauxe)
  • Dossier : 12 pages sur les Artistes engagés
  • Théâtre, le retour des troupes
  • La guerre des plateformes
  • À Villars-sur-Glâne en attendant Noël
  • Pratique du droit d’auteur
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La musique aussi relève du service public - mer 25 janvier 2017

Quelques figures du mal au cinéma


Du 30 janvier au 9 février

Alfred Hitchcock, qui s’y connaissait, dit un jour que sans un méchant réussi il n’y pas de bons films. C’est dire que la grandeur du cinéma passe plus par un flirt avec le mal que par la célébration du bien même si c’est celui-ci qui évidemment gagne à la fin.

Cette fréquentation des figures du mal obligée touche avant tout les films d’horreur, les polars, et aussi certains classiques …

Du coup, traiter de ce thème permet de montrer des chefs d’œuvre, comme ceux que Les cinémas du Grütli projetteront entre le 30 janvier et le 14 février, des films noirs comme entre autres Règlements de compte de Fritz Lang, Natural Born Killers de Oliver Stone, ...et même M le Maudit, encore de Fritz Lang.

Notons que le père du docteur Mabuse s’y connaissait lui aussi en matière de mal, tellement que les deux dernières biographies du maitre austro allemand s’intitulent, l’une Fritz Lang, La nature de la bête, et l’autre, Lang tueur de dames

Bon mais il n’y a pas que des films noirs dans cette programmation. On pourra aussi s’y délecter de quelques longs métrages horrifiques : La créature du Lagon noir de Jack Arnold, Dracula de Tod Browning, La momie de Karl Freund, avec dans le rôle titre, Boris Karlof qui est clairement, et au premier sens du terme, l’une des plus célèbres figures du mal du cinéma américain…

Il y aura même des films moins identifiables, entre deux genres (horreur et film noir), comme l’esprit de Caïn de Brian de Palma, ou encore le très angoissant We need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay. Laquelle sera la seule réalisatrice de ce voyage au bout du mal…

Quelques figures du mal au cinéma du 30 janvier au 9 février



Pour en savoir plus consulter le site: www.cinemas-du-grutli.ch ou
http://www.cinemas-du-grutli.ch/agenda/17904-quelques-figures-du-mal-au-cinema

La musique aussi relève du service public - mer 11 janvier 2017

Merveilleux VOYAGE A TRAVERS LE CINEMA FRANÇAIS de Bertrand Tavernier


Pour son dernier long métrage en date, Bertrand Tavernier nous fait un immense cadeau. Il nous emmène en voyage. Un long et magnifique périple au cœur de la cinéphilie. De sa cinéphilie. Il ouvre sa boite aux souvenirs et nous invite dans son intimité. Des premières images qui l’ont marqué aux dernières émotions qui l’ont bouleversé. Il passe en revue quelques cinquante années de cinéma français. Certes pas exaustif, donc, mais, à la manière du Martin Scorsese de A Personal Journey with Martin Scorsese through American Movies, il propose une ballade subjective et personnelle, riche,touchante et éblouissante.


Classe tous risques de Claude Sautet -1960

Bertrand Tavernier, immense réalisateur s’il en est, de l’Horloger de Saint-Paul (1974) à Quai d’Orsay (2013), si l’on s’en tient aux films de long métrage,n’a jamais oublié ce qui l’a amené à la mise en scène de cinéma. Le pouvoir du7e art qui transcende la réalité par ses images animées. Qui transporte au-delà de la réalité, tout en l’auscultant, en la décryptant, pour permettre au spectateur de mieux voir, de mieux vivre. Ici, plus que le Bertrand Tavernier réalisateur, on voyage avec le Tavernier historien du cinéma, spectateur jouissif qui aime à partager son plaisir. Et c’est formidable.

Dans ce Voyage , Tavernier parle. Il se livre, certes, mais surtout, il évoque ses passions, ses désirs. On se retrouve immergé dans les films de Jacques Becker, Jean Renoir, Jean Sacha, Jean Vigo, Julien Duvivier, Edmond T. Gréville, Claude Sautet, Godard ou Melville, mais aussi dans les décors d’Alexandre Trauner, dans les musiques de Maurice Jaubert, dans la poésie de Jacques Prévert, de Louis Aragon… On marche aux côtés de Jean Gabin, d’Eddy Constantine, de Jules Berry, d’Arletty, d’Anne Vernon, de Lino Ventura, et de tant d’autres, grandes stars comme petites mains. Car l’un des mérites de cette œuvre qui en compte beaucoup, est de rappeler que le cinéma est un art collectif. Sans la poésie d’un Prévert, la gouaille d’une Arletty,les visions d’un Alexandre Trauner, le courage d’un Jean Gabin, le regard d’un André Bac, Le Jour se lève, de Jacques Becker n’aurait pas été ce qu’il est. Bertrand Tavernier parle de lamagie du cinéma et du coup, son Voyage à travers le cinéma français est magique. Il se nourrit d’extraits de petits et grands films et par là, nous abreuve d’émotions. Il réveille nos réflexes cinéphiles et nous donne une folle envie de revoir toutes ces images, «bigger than life». Merci Monsieur Tavernier !

Voyage à travers le cinéma français, de Bertrand Tavernier (2016, 190’),
Jusqu’au 19 janvier 2017 aux Cinémas du Grütli.
Pour en savoir plus consulter le site: www.cinemas-du-grutli.ch


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