la couverture du Culture En Jeu N°60

Le numéro 60 vient de paraître !

Au sommaire :

  • Édito : Descendre dans l'arène (Chantal Tauxe)
  • Dossier : 12 pages sur les Artistes engagés
  • Théâtre, le retour des troupes
  • La guerre des plateformes
  • À Villars-sur-Glâne en attendant Noël
  • Pratique du droit d’auteur
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La musique aussi relève du service public - mar 6 juin 2017

Un voyage fascinant à travers dix-huit films de Barbet Schroeder


À la suite de la rétrospective intégrale de qui s’est tenue au Centre Pompidou à Paris, les Cinémas du Grütli vous invitent à venir explorer le cinéma de Barbet Schroeder, dans le cadre du cycle qui lui est consacré, du 14 au 27 juin. L’occasion de voir et revoir, à travers près d’une vingtaine de ses films, l’œuvre fascinante de ce grand cinéaste.


JF partagerait appartement (1992) de Barbet Schroeder

Barbet Schroeder est un explorateur, un aventurier qui à chacun de ses films (on en compte plus d’une vingtaine), nous amène ailleurs, dans un nouvel espace, dans une nouvelle réalité, dans de nouveaux ressorts de l’ambiguïté humaine. En ce sens, son œuvre est difficile à résumer, à contenir en un mot, en une phrase tant elle est plurielle, intrigante, souvent déconcertante.
Réalisateur, acteur, producteur, mari de Bulle Ogier, ami d’Eric Rohmer, fondateur des Films du Losange et collaborateur des Cahiers du Cinéma, c’est à la Cinémathèque de Henri Langlois à Paris que Schroeder découvre le cinéma et ses célébrités: Hawks, Lang, Hitchcock, mais aussi Renoir et Rossellini. C’est donc à Paris que débute son travail de cinéaste et de producteur, parmi ceux des Cahiers et de la Nouvelle vague. Mais l’œuvre de Schroeder se distingue rapidement de ce courant français. Réalisateur sans frontière, sans attachement national, il tournera partout, autant aux Etats-Unis qu’en Nouvelle-Guinée. Et il tournera de tout, du thriller hollywoodien (J.F partagerait appartement (1992), L’Enjeu (1998), Calculs Meurtriers (2002)) aux portraits documentaires (Général Idi Amin Dada (1974), L’Avocat de la terreur (2007), Le Vénérable W. (2016)) en passant par la série télévisée (il réalise en 2009 un épisode de la série Mad Men).
Les sujets qu’il aborde sont tout aussi vastes que le monde qu’il parcourt pour les filmer : drogue, pouvoir, déviances sexuelles, monde animal. Dans cet éclectisme déconcertant on retrouve pourtant une analogie, celle d’un questionnement sur le pouvoir et le mal, sur les ressorts psychologiques des hommes et ses contradictions. Sans jugement et sans manichéisme, l’œuvre de Schroeder est, en ce sens, une remise en question de l’ordre établi.
 
Pour en savoir plus consulter le site: www.cinemas-du-grutli.ch


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